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Epargne

Où placer son argent en 2026 : 14 placements comparés selon votre horizon

Où placer son argent en 2026 ? Livret A à 1,7 %, LEP, fonds euros, PEA, PER, SCPI : rendement, risque et fiscalité de 14 placements, selon votre horizon.

Où placer son argent en 2026 : 14 placements comparés selon votre horizon

À retenir

  • Commencez par une épargne de précaution disponible à tout moment, sur Livret A, LDDS ou LEP si vous y avez droit : 1,7 % et 2,5 % nets d’impôt depuis le 1er août 2026.
  • Choisissez ensuite selon le moment où vous aurez besoin de l’argent : placements garantis avant 2 ans, fonds euros et assurance vie prudente entre 2 et 8 ans, actions en ETF au-delà de 8 ans.
  • Avec des prix en hausse de 3,1 % sur un an en septembre 2026, le Livret A, le LEP et le fonds euros moyen (2,63 % en 2025, avant prélèvements sociaux) rapportent moins que l’inflation.
  • Le PEA (18,6 % sur les gains après 5 ans) et l’assurance vie (fiscalité allégée après 8 ans) sont les enveloppes du long terme ; le PER sert la retraite, d’autant mieux que votre tranche d’imposition est haute.
  • SCPI, crowdfunding, or et cryptomonnaies restent des compléments : rendement non garanti, revente parfois lente, et une part limitée de votre patrimoine.

Où placer son argent dépend d’abord du moment où vous en aurez besoin : l’argent des 2 prochaines années va sur des placements garantis et disponibles (Livret A, LDDS, LEP), celui des 2 à 8 ans sur un fonds euros ou une assurance vie prudente, et celui que vous ne toucherez pas avant 8 ans en actions, par des ETF logés dans un PEA ou une assurance vie. Viennent ensuite la baisse que vous pouvez supporter sans vendre, puis la fiscalité. Ce guide compare 14 placements avec les taux et les règles en vigueur au 27 octobre 2026, puis vous oriente vers mes comparatifs, dont mon classement du meilleur placement 2026 et des établissements où ouvrir chacun. J’investis depuis 2019 : je montre plus bas comment je répartis mon propre argent.

Où placer son argent en 6 chiffres, au 27 octobre 2026 : 1,7 % net d'impôt pour le Livret A et le LDDS depuis le 1er août 2026 ; 2,5 % net pour le LEP, réservé aux revenus modestes ; 3,1 % de hausse des prix sur un an en septembre 2026 selon l'Insee ; 2,63 % de rendement moyen des fonds euros en 2025 selon l'ACPR, avant prélèvements sociaux ; 4,91 % de taux de distribution moyen des SCPI en 2025 selon l'ASPIM et l'IEIF, avant impôt ; 31,4 % de flat tax en 2026 sur les intérêts, les dividendes et les plus-values, 30 % en assurance vie.
Où placer son argent en 6 chiffres (arrêtés des 28 et 29 juillet 2026 ; Insee, 15 octobre 2026 ; ACPR, Analyses et synthèses n° 180 ; ASPIM et IEIF, 10 février 2026 ; loi de financement de la sécurité sociale pour 2026). Données au 27 octobre 2026.

Le contexte de 2026 tient en une comparaison : le Livret A rapporte 1,7 % depuis le 1er août, quand les prix ont augmenté de 3,1 % sur un an en septembre selon l’Insee. L’épargne garantie protège votre capital, pas votre pouvoir d’achat. C’est la raison de séparer l’argent selon son horizon.

Avant de placer : 4 questions

Ces quatre questions, dans cet ordre, règlent l’essentiel du choix. C’est la logique de la pyramide de l’investissement : une base disponible et sans risque, puis des placements plus longs et plus risqués.

  1. Avez-vous une épargne de précaution ? C’est la réserve qui paie une panne de voiture, une facture imprévue ou un mois sans revenu. L’usage est d’y garder 3 à 6 mois de dépenses courantes, davantage si vos revenus sont irréguliers. Tant qu’elle n’existe pas, rien ne doit partir sur un placement risqué ou bloqué.
  2. Quand aurez-vous besoin de cet argent ? Un apport immobilier dans 3 ans, les études d’un enfant dans 12 ans, la retraite dans 30 ans : chaque projet a son horizon. Plus il est lointain, plus vous pouvez accepter un placement qui baisse en chemin, parce que vous avez le temps d’attendre qu’il remonte.
  3. Quelle baisse pouvez-vous supporter sans vendre ? Un portefeuille d’actions peut perdre une part importante de sa valeur en quelques mois. Le risque se mesure moins sur le papier que dans votre réaction : si une baisse de 20 % vous ferait tout vendre, réduisez la part d’actions.
  4. Quelle fiscalité ? En 2026, la flat tax prend 31,4 % des intérêts, des dividendes et des plus-values (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux), et 30 % en assurance vie, restée à 17,2 % de prélèvements sociaux. Les livrets réglementés sont exonérés, le PEA ne paie plus que 18,6 % après 5 ans, l’assurance vie s’allège après 8 ans, et le PER se juge à votre tranche d’imposition.

Les 14 placements comparés en 2026

Rendement, risque, disponibilité et fiscalité au 27 octobre 2026. Le rendement d’un placement non garanti n’est pas une promesse : il dépend des marchés, et le passé ne préjuge pas de l’avenir.

Placement Rendement (date) Risque de perte Disponibilité Fiscalité 2026 Plafond Pour aller plus loin
Livret A et LDDS 1,7 % net depuis le 01/08/2026 Aucun Immédiate Exonérés 22 950 € et 12 000 € Placements peu risqués
LEP 2,5 % net depuis le 01/08/2026 Aucun Immédiate Exonéré 10 000 €, sous conditions de revenus -
Livret bancaire 0,79 % brut, moyenne d’août 2026 Aucun Immédiate 31,4 % Fixé par la banque Avis Livret Goodvest
Compte à terme 2,38 % brut à 2 ans au plus, 2,90 % au-delà, août 2026 Aucun Bloqué jusqu’au terme 31,4 % Fixé par la banque -
PEL 2 % brut, figé, plan ouvert en 2026 Aucun 4 ans minimum ; un retrait clôture le plan 30 % 61 200 € -
Fonds euros 2,63 % en moyenne en 2025, avant prélèvements sociaux Capital garanti par l’assureur, parfois net de frais Quelques jours 17,2 % par an, impôt au retrait allégé après 8 ans Aucun Fonds euros, meilleurs fonds euros
Assurance vie en unités de compte Non garanti, selon les supports Moyen à élevé Quelques jours 30 % avant 8 ans ; après, abattement puis 24,7 % Aucun Unités de compte, meilleure assurance vie
PEA en ETF Non garanti, celui des actions Élevé à court terme Un retrait avant 5 ans clôture le plan 18,6 % après 5 ans, 31,4 % avant 150 000 € de versements Le PEA, meilleur PEA
Compte-titres Non garanti, selon les titres Élevé Immédiate, par la vente 31,4 % Aucun Compte-titres ordinaire
PER Selon les supports, fonds euros ou unités de compte Selon les supports Bloqué jusqu’à la retraite, sauf exceptions Versements déductibles ; à la sortie, barème sur le capital et 31,4 % sur les gains Déduction de 4 710 € à 37 680 € pour un salarié en 2026 Le PER, meilleur PER
SCPI 4,91 % distribués en 2025, avant impôt ; parts en baisse de 3,45 % Moyen : capital et loyers non garantis Revente parfois longue Barème de l’impôt et 17,2 % en direct Aucun Assurance vie pour SCPI
Crowdfunding Taux annoncé par projet, non garanti Élevé : retards et défauts Bloqué jusqu’au remboursement 31,4 % sur les intérêts Alerte au-delà de 1 000 € ou 5 % du patrimoine Avis Anaxago
Or Aucun revenu, seulement l’évolution du cours Élevé Revente rapide, avec un écart de prix Or physique : 11,5 % du prix de vente, ou régime des plus-values Aucun Acheter de l’or
Cryptomonnaies Aucun garanti, cours très volatils Très élevé Immédiate sur une plateforme 31,4 % au-delà de 305 € de cessions par an Aucun Investir en crypto

Sources : arrêtés des 28 et 29 juillet 2026 (livrets réglementés), service-public.gouv.fr (PEL), Banque de France (taux moyens d’août 2026, publiés le 1er octobre 2026), ACPR (fonds euros), ASPIM et IEIF (SCPI). Les taux des livrets bancaires et des comptes à terme sont des moyennes : les offres varient d’une banque à l’autre, et un taux promotionnel ne dure qu’un temps. Le CEL (1,25 % brut, 15 300 € au plus, taxé à 30 %) ne rapporte que 0,88 % après impôt : le Livret A fait mieux, sans impôt.

Où placer son argent selon le moment où vous en aurez besoin, en 2026. Moins de 2 ans : Livret A, LDDS, LEP, livret bancaire ou compte à terme, sans risque, pour rester disponible. De 2 à 8 ans : fonds euros, assurance vie prudente, compte à terme ou PEL pour un projet immobilier, risque faible. Plus de 8 ans : ETF d'actions dans un PEA ou une assurance vie, compte-titres, une part de SCPI, risque élevé à court terme pour viser la croissance. Retraite : PER, assurance vie et PEA. Crowdfunding, or et cryptomonnaies restent des compléments, pour une part limitée du patrimoine.
Où placer son argent selon votre horizon de placement : la méthode du Bon Investisseur, pas un conseil personnalisé. Règles en vigueur au 27 octobre 2026.

Moins de 2 ans : des placements garantis et disponibles

L’argent de l’épargne de précaution et des projets proches ne doit ni baisser ni être bloqué. Dans l’ordre :

  • Le LEP, si vous y avez droit : 2,5 % net d’impôt jusqu’à 10 000 €, pour un revenu fiscal de référence de 23 028 € au plus pour une part en 2026, un plafond qui augmente avec le nombre de parts. C’est le livret le mieux rémunéré, sans impôt.
  • Le Livret A et le LDDS : 1,7 % net, jusqu’à 22 950 € et 12 000 €, disponibles à tout moment. Le taux est révisé chaque semestre ; celui-ci vaut jusqu’au 31 janvier 2027.
  • Un livret bancaire, une fois les livrets réglementés pleins : 0,79 % brut en moyenne en août 2026 selon la Banque de France, taxé à 31,4 %. Jugez-le sur son taux après la période promotionnelle, pas sur son taux d’appel : c’est la méthode de mon avis sur le Livret Goodvest.
  • Un compte à terme, si vous connaissez la date de votre besoin : 2,38 % brut en moyenne pour les nouveaux dépôts de 2 ans au plus en août 2026, 2,90 % au-delà, figés à la souscription. L’argent est bloqué jusqu’au terme, et une sortie anticipée réduit les intérêts.

Laisser de grosses sommes sur le compte courant ne rapporte presque rien : les dépôts à vue des ménages étaient rémunérés 0,04 % en moyenne en août 2026. Je détaille ces solutions dans mon guide des placements peu risqués.

Ce que rapporte l'épargne garantie après impôt, face à une inflation de 3,1 % sur un an en septembre 2026. LEP : 2,5 % net. Fonds euros moyen : 2,18 % après prélèvements sociaux, sur la base de 2,63 % servis en 2025. Compte à terme de plus de 2 ans : 1,99 % après flat tax, sur la base de 2,90 % brut. Livret A et LDDS : 1,7 % net. Compte à terme de 2 ans au plus : 1,63 % après flat tax, sur la base de 2,38 % brut. PEL ouvert en 2026 : 1,40 % après flat tax de 30 %, sur la base de 2 % brut. Livret bancaire moyen : 0,54 % après flat tax, sur la base de 0,79 % brut. Aucun de ces rendements moyens n'atteint l'inflation.
L’épargne garantie face à l’inflation (calcul Le Bon Investisseur : taux bruts de la Banque de France pour août 2026, publiés le 1er octobre 2026, taux réglementés des arrêtés des 28 et 29 juillet 2026, ACPR pour le fonds euros 2025 ; flat tax de 31,4 %, 30 % pour le PEL, prélèvements sociaux de 17,2 % pour le fonds euros ; inflation : Insee, 15 octobre 2026).

Une fois l’impôt payé, aucun de ces placements ne suit en moyenne la hausse des prix de 3,1 % sur un an. Ce n’est pas une raison pour vider votre épargne de précaution : sa mission est d’être disponible, pas de rapporter. C’est une raison pour ne pas y laisser l’argent dont vous n’aurez pas besoin avant des années.

De 2 à 8 ans : le fonds euros et l’assurance vie prudente

Pour un projet à quelques années, il faut un capital protégé et un peu plus de rendement que les livrets.

Le fonds euros d’assurance vie garantit votre capital, parfois net des frais de gestion, et vous verse chaque année des intérêts définitivement acquis : 2,63 % en moyenne en 2025, nets de frais de gestion et avant prélèvements sociaux, selon l’ACPR. Les écarts sont larges : l’ACPR mesure au moins 0,4 point de différence selon les offres et les bonus, souvent réservés aux épargnants qui investissent aussi en unités de compte. Les prélèvements sociaux de 17,2 % sont prélevés chaque année, l’impôt sur le revenu seulement au retrait. Le fonctionnement est expliqué dans mon guide du fonds euros, et je compare les contrats dans les meilleurs fonds euros.

L’assurance vie prudente ajoute au fonds euros une petite part d’unités de compte (fonds obligataires, ETF), qui peuvent baisser mais visent mieux. L’argent reste disponible en quelques jours, sans plafond de versement. Son atout est fiscal : après 8 ans, les gains retirés bénéficient d’un abattement de 4 600 € par an (9 200 € pour un couple), puis d’un impôt de 7,5 % jusqu’à 150 000 € de versements. Les 8 ans courent dès le premier versement : ouvrir un contrat tôt, même avec peu, prend date. Pour ne pas choisir vous-même les supports, la gestion pilotée, souvent proposée par des robo-advisors, répartit l’argent selon votre profil.

Le PEL, pour un achat immobilier : 2 % brut pour un plan ouvert en 2026, figé pendant toute sa durée, avec un prêt possible à 3,20 % jusqu’à 92 000 €. Il dure au moins 4 ans, avec des versements annuels obligatoires, et ses intérêts sont taxés à 30 %. Le compte à terme reste une option quand la date du projet est connue.

Plus de 8 ans : les actions, par des ETF

Sur longue période, les actions ont historiquement rapporté plus que les placements garantis, au prix de baisses parfois fortes en chemin. Pour un particulier, la façon la plus simple d’y aller est l’ETF : un fonds coté qui réplique un indice entier, comme le MSCI World et les grandes entreprises des pays développés, pour des frais bas. Trois enveloppes, dans cet ordre :

  • Le PEA : 150 000 € de versements, actions européennes et ETF éligibles, y compris des ETF mondiaux répliqués. Après 5 ans, les gains ne paient plus que 18,6 % de prélèvements sociaux, au lieu de 31,4 %. Tout est dans mon guide du PEA, et je compare 8 établissements dans mon classement des meilleurs PEA.
  • L’assurance vie en unités de compte, pour les sommes au-delà ou pour préparer une transmission : pas de plafond, fiscalité allégée après 8 ans. Choisissez un contrat en ligne aux frais bas et au large choix d’ETF : ma sélection est dans la meilleure assurance vie.
  • Le compte-titres pour tout le reste : actions américaines en direct, obligations, versements au-delà des plafonds. Aucun avantage fiscal, gains taxés à 31,4 %, mais aucune limite : voyez mon guide du compte-titres ordinaire.

Investissez régulièrement plutôt qu’en une fois : un versement programmé chaque mois lisse le prix d’achat et évite de chercher le bon moment, que personne ne connaît.

L’immobilier sans gestion : les SCPI. Une SCPI achète des immeubles (bureaux, commerces, santé, logistique) et vous reverse une part des loyers. En 2025, les SCPI ont distribué 4,91 % en moyenne, avant impôt, selon l’ASPIM et l’IEIF ; mais le prix moyen des parts a reculé de 3,45 % sur l’année, et leur performance globale n’a été que de 1,46 %. La revente peut prendre du temps : 2,8 milliards d’euros de parts attendaient un acheteur fin 2025. En direct, les loyers s’ajoutent à vos revenus et paient l’impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux ; logées dans une assurance vie, elles en prennent la fiscalité. Je compare les contrats qui en proposent dans l’assurance vie pour investir en SCPI.

Les compléments : crowdfunding, or et crypto. Ils peuvent diversifier un patrimoine déjà construit, pas en être la base.

  • Le crowdfunding prête à des promoteurs ou à des entreprises contre un taux annoncé, non garanti : les retards et les défauts existent, et l’argent reste bloqué jusqu’au remboursement. Les plateformes agréées doivent alerter l’investisseur non averti qui place plus de 1 000 € ou de 5 % de son patrimoine net (le plus élevé des deux), et lui laisser 4 jours de réflexion. Voyez mon avis sur Anaxago.
  • L’or ne verse rien : son rendement est celui de son cours, qui varie fortement. À la revente, l’or physique paie 11,5 % du prix de vente, sauf option pour le régime des plus-values. Mon guide pour acheter de l’or compare pièces, lingots et ETC.
  • Les cryptomonnaies sont l’actif le plus volatil de cette liste. Les plus-values sont taxées à 31,4 % dès que vos cessions dépassent 305 € dans l’année. Si vous en achetez, que ce soit avec de l’argent que vous acceptez de perdre en grande partie, sur une plateforme agréée : voyez mon guide pour investir en crypto.

Préparer sa retraite : PER, assurance vie ou PEA

Le PER fait baisser votre impôt dès l’année du versement : les sommes versées se déduisent de vos revenus imposables, dans la limite de 10 % de vos revenus professionnels pour un salarié, entre 4 710 € et 37 680 € en 2026. En échange, l’argent est bloqué jusqu’à la retraite, sauf pour l’achat de la résidence principale et en cas d’accident de la vie. À la sortie, le capital issu des versements déduits est imposé au barème, et les gains à 31,4 %. Il est d’autant plus intéressant que votre tranche d’imposition est élevée aujourd’hui et plus basse à la retraite. Tout est dans mon guide du plan d’épargne retraite, et je compare les contrats dans les meilleurs PER.

L’assurance vie et le PEA préparent aussi la retraite, sans déduction mais avec plus de souplesse : l’argent n’est pas bloqué jusqu’à la retraite, et leur fiscalité s’allège après 8 ans pour l’une, 5 ans pour l’autre. Beaucoup combinent les deux approches ; je compare leurs effets dans PER ou assurance vie.

Où placer selon votre situation

Ces exemples illustrent la méthode, pas un conseil personnalisé : votre âge, vos revenus, vos projets et votre patrimoine changent la réponse.

Vous pouvez mettre 100 € de côté par mois

Remplissez d’abord le Livret A, ou le LEP si vous y avez droit, jusqu’à disposer de votre épargne de précaution. Programmez ensuite un versement automatique le jour de la paie : sur un PEA en ETF si l’argent est pour dans plus de 8 ans, sur une assurance vie si vous voulez garder une part en fonds euros. Chez un courtier en ligne, un investissement programmé coûte peu ou rien, et 100 € par mois suffisent pour démarrer. La régularité compte plus que le montant.

Vous avez 10 000 € à placer d’un coup

Vérifiez d’abord votre épargne de précaution : si elle manque, complétez-la avec cette somme. Répartissez le reste selon vos horizons : un projet dans 3 ans va sur un fonds euros ou un compte à terme, l’argent de long terme en ETF. Pour la part investie en actions, vous pouvez étaler l’achat sur quelques mois par des versements programmés, pour ne pas tout acheter la veille d’une baisse.

Vous avez 50 000 € ou plus

Les livrets réglementés plafonnent vite : le Livret A et le LDDS acceptent 34 950 € à eux deux par personne. Au-delà, l’assurance vie, sans plafond, devient centrale : elle permet aussi de transmettre jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire sans impôt, pour les versements faits avant 70 ans. Le PEA, jusqu’à 150 000 €, reste l’enveloppe des actions. Plus la somme est importante, plus les frais pèsent : 1 % de frais par an en moins, c’est 500 € gardés chaque année sur 50 000 €. Pour une situation complexe (succession, société, immobilier), un conseiller en investissements financiers immatriculé à l’Orias peut faire le point.

Vous voulez placer de l’argent pour un enfant

Un Livret A peut être ouvert au nom d’un enfant dès sa naissance, au même taux et avec le même plafond. Dès 12 ans, le livret jeune accepte 1 600 €, à un taux au moins égal à celui du Livret A, sans impôt. Pour un horizon long (études, premier logement), une assurance vie ouverte au nom de l’enfant fait courir très tôt le compteur des 8 ans. Le PEA, lui, attend sa majorité : un PEA jeune est possible dès 18 ans tant qu’il reste rattaché à votre foyer fiscal. Dans tous les cas, l’argent versé appartient à l’enfant.

Comment je répartis mon propre argent

J’investis depuis 2019, et mon argent suit la logique de ce guide : chaque somme a un horizon.

  • Mon épargne de précaution dort sur un Livret A à la Banque Populaire. Je n’y touche pas : elle est là pour les imprévus.
  • Mon PEA, chez BoursoBank, ouvert en 2021, est investi en ETF : environ 80 % sur le MSCI World, le reste sur le Nasdaq et les marchés émergents. Je raconte ce choix dans mon avis sur BoursoBank Bourse.
  • Un investissement programmé chaque mois chez Trade Republic : de l’argent que je ne veux pas toucher, investi automatiquement, sans chercher le bon moment.
  • Un PER chez Placement-direct, ouvert en novembre 2023, pour la retraite : je le détaille dans mon avis sur le PER Placement-direct.
  • De la crypto, et j’utilise toujours SwissBorg, dont je fais le bilan dans mon avis sur SwissBorg.

Pour l’assurance vie, les SCPI, le crowdfunding et l’or, ce guide s’appuie sur les sources citées.

Citation : « Avant de choisir un placement, je me demande quand j'aurai besoin de l'argent. Ce qui peut servir demain reste sur un livret ; le reste est investi pour le long terme. Mon épargne de précaution dort sur un Livret A, et je n'y touche pas. Mon PEA en ETF, mon investissement mensuel chez Trade Republic et mon PER sont là pour des années. » Clément Thouy, Le Bon Investisseur.
Où placer son argent : la règle que j’applique à mon propre argent.

Les erreurs à éviter

  • Placer à long terme l’argent dont vous aurez besoin bientôt : vendre des actions en pleine baisse pour payer un apport transforme une baisse passagère en perte définitive.
  • Laisser l’épargne de long terme sur des livrets : à 1,7 % face à une inflation de 3,1 % sur un an, elle perd du pouvoir d’achat.
  • Courir après un rendement promis : un placement qui garantit un rendement élevé sans risque n’existe pas. Vérifiez l’agrément de l’intermédiaire et les listes noires de l’AMF avant de verser un euro.
  • Négliger les frais : quelques dixièmes de point de plus chaque année grignotent une large part du gain sur 20 ans. Préférez les contrats en ligne et les ETF.
  • Ouvrir trop tard : les compteurs fiscaux du PEA (5 ans) et de l’assurance vie (8 ans) partent du premier versement. Quelques euros suffisent pour prendre date.
  • Tout miser sur un seul placement : une seule action ou une seule crypto concentre tout le risque. Un ETF diversifie en un seul achat.

Questions fréquentes

Où placer son argent sans risque en 2026 ?

Sur les livrets réglementés d'abord : Livret A et LDDS à 1,7 %, LEP à 2,5 % si vos revenus le permettent, nets d'impôt et disponibles à tout moment, aux taux en vigueur depuis le 1er août 2026. Viennent ensuite le fonds euros d'assurance vie (2,63 % en moyenne en 2025, avant prélèvements sociaux), le compte à terme et le PEL. Sans risque de perte ne veut pas dire sans risque d'inflation : avec des prix en hausse de 3,1 % sur un an en septembre 2026, ces placements rapportent en moyenne moins que la hausse des prix.

Que faire quand son Livret A est plein ?

Remplissez le LDDS (12 000 €, même taux de 1,7 %) et le LEP si vous y avez droit (10 000 €, 2,5 %). Au-delà, l'argent dont vous aurez besoin bientôt peut aller sur un livret bancaire ou un compte à terme, taxés à 31,4 %, et l'argent de moyen terme sur un fonds euros. Si vous n'en aurez pas besoin avant 8 ans, un PEA ou une assurance vie investis en ETF visent un rendement plus élevé, sans garantie et avec des baisses en chemin.

Quel placement rapporte 5 % par an ?

Aucun placement sans risque, en moyenne : le meilleur livret réglementé, le LEP, sert 2,5 %, et le fonds euros moyen a servi 2,63 % en 2025. Les SCPI ont distribué 4,91 % en moyenne en 2025 selon l'ASPIM et l'IEIF, mais avant impôt, avec un capital non garanti et un prix des parts en baisse de 3,45 % sur l'année. Les actions peuvent faire mieux sur longue période, avec des années de baisse. Une offre qui promet 5 % ou plus sans risque doit vous alerter : vérifiez l'agrément de l'intermédiaire et les listes noires de l'AMF.

Comment protéger son épargne de l’inflation ?

En séparant l'épargne de précaution, qui doit rester disponible même si elle perd un peu de pouvoir d'achat, de l'argent de long terme. Le LEP, à 2,5 %, est le livret qui s'approche le plus de l'inflation, mesurée à 3,1 % sur un an en septembre 2026. Pour l'argent dont vous n'aurez pas besoin avant 8 ans, les actions, par des ETF dans un PEA ou une assurance vie, ont historiquement fait mieux que la hausse des prix sur longue période, sans garantie et avec des baisses parfois fortes.

Assurance vie ou PER : où placer pour sa retraite ?

Le PER fait baisser votre impôt l'année de chaque versement, mais bloque l'argent jusqu'à la retraite, sauf achat de la résidence principale et accidents de la vie : il est d'autant plus intéressant que votre tranche d'imposition est élevée. L'assurance vie ne déduit rien, mais l'argent reste disponible et sa fiscalité s'allège après 8 ans. Les deux se combinent : le PER pour réduire l'impôt, l'assurance vie pour garder de la souplesse.

Combien garder en épargne de précaution ?

L'usage est de garder l'équivalent de 3 à 6 mois de dépenses courantes, davantage si vos revenus sont irréguliers (indépendant, contrat court) ou si un gros projet approche. Placez-la sur un livret disponible et exonéré, Livret A, LDDS ou LEP, jamais en bourse : elle doit être là le jour où vous en avez besoin, quel que soit l'état des marchés.

Clément Thouy

Investisseur particulier depuis 2019, je teste les plateformes avec mon propre argent et je documente ce que j’y trouve.

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