La complexité administrative freine votre ambition de devenir indépendant ? Créer une micro-entreprise reste la solution pour lancer votre activité avec une comptabilité et des charges allégées. Dans ce guide, vous trouverez tout : les étapes de création via le guichet unique, les plafonds de chiffre d’affaires, les dispositifs pour alléger vos charges dès le départ comme l’ACRE, et les règles de TVA à connaître.
Qu’est-ce qu’une micro-entreprise ?
La micro-entreprise est une forme simplifiée de l’entreprise individuelle. Elle s’adresse aux personnes souhaitant exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale sans créer de société. Depuis 2016, les termes « micro-entreprise » et « auto-entrepreneur » désignent exactement le même statut : la fusion des deux régimes est totale.
Ce statut repose sur trois piliers :
- Un régime fiscal simplifié : l’impôt est calculé sur la base d’un abattement forfaitaire appliqué au chiffre d’affaires, sans obligation de produire un bilan comptable.
- Un régime social simplifié : les cotisations sont proportionnelles au chiffre d’affaires encaissé. Pas de revenus, pas de charges.
- Une comptabilité allégée : seul un livre des recettes chronologique est obligatoire.
C’est le statut idéal pour tester une activité, arrondir ses fins de mois ou lancer un projet en parallèle d’un emploi salarié.
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Qui peut créer une micro-entreprise ? Les conditions d’accès
Conditions personnelles
Toute personne physique majeure peut créer une micro-entreprise. Un mineur émancipé dès 16 ans peut également entreprendre, sous conditions. Les ressortissants de l’Union Européenne ne rencontrent aucune restriction particulière. Les résidents hors UE doivent en revanche disposer d’un titre de séjour autorisant explicitement l’exercice d’une activité non salariée.
Cumul avec une autre situation
Le statut est compatible avec de nombreuses situations :
- Salarié du privé : le cumul est possible, sous réserve d’une obligation de loyauté envers votre employeur. Vérifiez votre contrat de travail avant de vous lancer.
- Fonctionnaire : une autorisation préalable de votre hiérarchie est souvent indispensable.
- Demandeur d’emploi : vous pouvez créer votre micro-entreprise tout en conservant vos allocations chômage, sous conditions.
- Retraité : le cumul emploi-retraite est possible et les droits acquis sont généralement préservés.
Activités exclues du régime
Certaines professions réglementées ne peuvent pas bénéficier du régime micro-entrepreneur. C’est notamment le cas des métiers juridiques, de certaines professions de santé et de l’expertise comptable.
Les plafonds de chiffre d’affaires en 2026
Le régime micro-entreprise est soumis à des plafonds annuels de chiffre d’affaires :
| Catégorie d’activité | Plafond annuel |
|---|---|
| Vente de marchandises | 203 100 € |
| Prestations de services (BIC/BNC) | 83 600 € |
| Activité mixte | Le chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 203 100 € incluant un chiffre d’affaires maximal de 83 600 € pour les prestations de services. |
Bic ou BNC

Régime fiscal et charges sociales : ce qu’il faut savoir avant de se lance
Les cotisations sociales
Vos cotisations sont calculées sur votre chiffre d’affaires encaissé, avec un taux variable selon votre activité :
| Type d’activité | Abattement forfaitaire | Cotisations sociales | Versement libératoire |
|---|---|---|---|
| Vente de marchandises | 71 % | 12,3 % | 1 % |
| Prestations de services (BIC/BNC) | 50 % | 21,2 % | 1,7 % |
| Activités libérales | 34 % | 21,1 % | 2,2 % |
La franchise en base de TVA
Sous certains seuils de chiffre d’affaires, vous n’êtes pas assujetti à la TVA. Vous ne la facturez pas à vos clients avantage concurrentiel majeur si vous travaillez avec des particuliers mais vous ne la récupérez pas non plus sur vos achats professionnels.
Vos factures doivent obligatoirement mentionner la mention légale : « TVA non applicable, article 293 B du CGI ».
L’ACRE : exonération de charges la première année
L’Aide à la Création et à la Reprise d’Entreprise (ACRE) permet de bénéficier d’une exonération partielle de cotisations sociales durant la première année d’activité. C’est un coup de pouce significatif pour votre lancement. Vérifiez votre éligibilité lors de votre inscription sur le guichet unique.
Comment créer sa micro-entreprise : le guide étape par étape

Version classique : les démarches en autonomie
Étape 1 : Préparer ses documents
Avant de commencer, rassemblez les pièces suivantes :
- Pièce d’identité valide (carte nationale ou passeport)
- Justificatif de domicile de moins de 3 mois
- Déclaration sur l’honneur de non-condamnation pénale
- Attestation d’information du conjoint si vous êtes marié sous un régime de communauté
- Diplôme ou qualification pour les métiers réglementés (artisans notamment)
Scannez vos documents avec soin : une mauvaise lisibilité entraîne des allers-retours inutiles avec l’INPI et rallonge les délais.
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Étape 2 : S’inscrire sur le guichet unique
Depuis 2023, toutes les démarches de création d’entreprise sont centralisées sur le guichet unique géré par l’INPI (formalites.entreprises.gouv.fr). Vous y remplissez votre formulaire de création en ligne en quelques étapes :
- Créez votre espace personnel sur le guichet unique
- Choisissez votre activité et identifiez votre code APE avec précision
- Renseignez votre adresse de domiciliation (domicile personnel, local commercial ou société de domiciliation)
- Déclarez votre option fiscale (versement libératoire ou non) et la périodicité de vos déclarations (mensuelle ou trimestrielle)
- Téléversez vos pièces justificatives et validez votre dossier
Une fois votre dossier validé, votre immatriculation au Registre National des Entreprises (RNE) est automatique. Vous recevrez votre numéro SIRET par courrier postal sous quelques jours.
Étape 3 : Choisir sa domiciliation
Vous pouvez domicilier votre micro-entreprise à votre adresse personnelle. C’est la solution la plus économique pour démarrer. Vérifiez cependant votre contrat de bail ou le règlement de copropriété qui peut l’interdire.
Pour une adresse plus professionnelle, notamment à Paris ou dans une grande ville, des sociétés comme Se Domicilier proposent des offres à partir de quelques euros par mois.
Étape 4 : Ouvrir un compte bancaire dédié
Un compte séparé de votre compte personnel n’est pas obligatoire si votre chiffre d’affaires reste sous 10 000 € deux années consécutives. Au-delà, il devient obligatoire. Dans tous les cas, séparer vos flux financiers dès le début facilite grandement le suivi de votre activité et prépare un éventuel contrôle.
Étape 5 : Déclarer son chiffre d’affaires et payer ses cotisations
Dès que vous encaissez vos premiers revenus, vous devez déclarer votre chiffre d’affaires sur le site de l’URSSAF (autoentrepreneur.urssaf.fr), mensuellement ou trimestriellement selon votre choix initial.
Version accompagnée : créer sa micro-entreprise via une plateforme
Si vous souhaitez déléguer les démarches ou vous faire accompagner dans vos choix, plusieurs plateformes spécialisées proposent des services de création assistée. Elles gèrent les formalités à votre place et réduisent le risque d’erreurs et permettent de gagner du temps, validé entre 24 et 48 heures.
Les principales plateformes :
- Legalplace : interface intuitive, bonne assistance en ligne, tarifs compétitifs
- Legalstart : offre complète avec accompagnement juridique, adapté aux projets plus structurés
- Captain Contrat : axé sur l’accompagnement humain, idéal si vous avez des questions spécifiques
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Quand opter pour une plateforme ?
- Vous exercez une activité réglementée et avez besoin de conseils sur votre éligibilité
- Vous souhaitez combiner la création avec d’autres actes juridiques (rédaction de CGV, contrats…)
- Vous n’êtes pas à l’aise avec les démarches administratives en ligne
- Vous avez un doute sur le choix du régime fiscal ou social le plus adapté à votre situation
Ce que les plateformes ne remplacent pas :
Même accompagné, certaines décisions vous appartiennent : le choix de votre code APE, votre option fiscale, la périodicité de vos déclarations. Prenez le temps de les étudier avant de démarrer le formulaire.
Obligations administratives au quotidien
Une fois votre micro-entreprise créée, quelques obligations simples s’imposent :
Assurance professionnelle : la responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour de nombreux métiers. Renseignez-vous selon votre activité.
Livre des recettes : notez chaque encaissement de manière chronologique. Un tableur suffit, un logiciel de facturation est encore mieux.
Factures conformes : chaque facture doit mentionner votre numéro SIRET, la date, le détail de la prestation et le montant. N’oubliez pas la mention TVA si vous êtes en franchise.
Conservation des pièces : conservez tous vos justificatifs pendant 10 ans minimum.
FAQ
Qui est autorisé à créer une micro-entreprise en France ?
Toute personne physique majeure, quelle que soit sa situation : salarié, demandeur d’emploi, retraité ou étudiant. Les ressortissants hors UE doivent disposer d’un titre de séjour autorisant une activité non salariée. Certaines professions réglementées (avocats, médecins, experts-comptables) sont exclues du régime.
Quels sont les plafonds de chiffre d’affaires à respecter ?
188 700 € pour la vente de marchandises, 77 700 € pour les prestations de services et les activités libérales. En cas de dépassement deux années consécutives, vous basculez automatiquement vers le régime réel d’imposition.
Comment savoir si mon activité relève des BIC ou des BNC ?
Les BIC concernent la vente de marchandises et les services commerciaux ou artisanaux. Les BNC s’appliquent aux professions libérales (consultant, formateur, graphiste…). La distinction détermine votre taux d’abattement fiscal : 71 % ou 50 % pour les BIC, 34 % pour les BNC.
Quelles sont les formalités pour s’inscrire sur le guichet unique ?
Tout se passe sur formalites.entreprises.gouv.fr. Vous renseignez votre activité, votre domiciliation et vos options fiscales, puis téléversez vos justificatifs : pièce d’identité, justificatif de domicile de moins de 3 mois et déclaration de non-condamnation. Votre numéro SIRET vous parvient par courrier sous quelques jours.
Est-il obligatoire d’ouvrir un compte bancaire dédié ?
Uniquement si votre chiffre d’affaires dépasse 10 000 € deux années consécutives. En dessous, un compte personnel suffit légalement. En pratique, séparer vos flux dès le départ simplifie vos déclarations et protège votre patrimoine personnel.
Peut-on bénéficier d’aides financières à la création ?
Oui. L’ACRE offre une exonération partielle de cotisations sociales la première année, accessible à la majorité des créateurs. Les demandeurs d’emploi peuvent également opter pour l’ARCE (versement des allocations en capital). Des aides régionales complémentaires existent selon votre territoire.